Mercredi 21 janvier 2009
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Halte du nomade devenu sédentaire. Campé sur ma butte, je m'essaie à une patience de roche. Ici, les gens disent selon la coutume:"malheureux comme les pierres". Habit, habitat, habitude, difficile
de se glisser dans un autre quotidien. Fétu de paille au fil de l'eau, résistance faible, je persiste seulement.
Devant ma boîte aux lettres, comme un enfant attend un regard qui acquiesce, idiot.. A coté, le temps, bourdonnement d'abeilles dans le téléphone, grésillement de l'ordinateur, souffle des
spères qui vont.
Ô poussière, Ô.
Par antoine henri-fournier
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